CADI (KIADY)

         Un Centre d’ Application du Développement Intégré (CADI) ou « Kitro Ifaharan’ ny Asa sy ny Dingana Iombonana » (KIADY), plateforme initiée et gérée par l’Agence Malagasy de Développement économique et de Promotion des entreprises (AMDP) en partenariat avec le gouvernement, le secteur privé et les relations multi ou bilatérales est un Centre de formation professionnelle multidisciplinaire et pluri-sectoriel dédié à la population locale du site, en particulier les jeunes et les femmes, où le Centre est installé.

Le CADI dispensera des techniques agricoles et d’élevage et autres activités de production appropriées et spécifiques à chaque site en vue d’augmenter la production et donc d’améliorer  les revenus des producteurs.

Ainsi, les jeunes qui vont être formés au niveau du CADI constitueront un « bloc de compétences »  qui a été prédéterminé en fonction de la demande du marché aussi bien interne qu’externe. Chaque bloc comprendra une dizaine d’apprenants qui seront formés à la culture entrepreneuriale de manière à les inciter à créer des micro-entreprises viables et répondant aux normes requises. Autre avantage, les apprenants des CADI constitueront un réservoir de formateurs potentiels dans leur Région d’origine.

 Du CADI sortiront 6 à 8 promotions d’apprentis entrepreneurs par an, chaque promotion étant constituée d’une dizaine d’apprenants.On doit tenir compte du fait que chaque année, environ 350 000 nouveaux jeunes Malagasy se présentent sur le marché du travail.

Toutefois, toutes ces actions seront préalablement précédées par la formation des formateurs.Le CADI assurera une forte mobilisation et implication des populations rurales et des collectivités locales dans la promotion des 3 secteurs prioritaires ciblés qui sont l’agro-industrie, les services et l’énergie verte. Ces trois secteurs, à forte intensité de main d’œuvre, répondent aux défis et aux enjeux du développement de l’île.

Il faut noter que  le concept de l’AMDP est une idée novatrice et originale à Madagascar. Ainsi, la vulgarisation de la pratique du KIPAHA (technique de riziculture en terrasses)au niveau de certains sites devra  permettre de lutter efficacement contre la culture sur brulis sur les bassins versants et donc contribuer à la défense de l’environnement tout en augmentant la production et donc le PIB de chaque région.